Le sentiment d’insécurité s'accentue à Adétikopé, Kladjèmé et Agotimé
Le climat sécuritaire suscite de vives inquiétudes dans plusieurs quartiers d'Adétikopé, où les habitants dénoncent une recrudescence des actes criminels, particulièrement durant la nuit.
Dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026, le corps sans vie d'une policière a été découvert à Agotimé, à proximité de Kladjèmé, dans la commune d'Agoè-Nyivé 6. L'adjudant-chef, affectée au commissariat d'Adétikopé, aurait été victime d'une attaque armée. Sa moto ainsi que son sac auraient disparu, laissant penser à un braquage qui a mal tourné.
Ce drame intervient dans un contexte marqué par une multiplication des agressions nocturnes. Les riverains évoquent des cambriolages répétés, des commerces et des habitations régulièrement visités par des malfaiteurs, ainsi que des attaques visant les motocyclistes.
À Agotimé, la situation est d'autant plus préoccupante que plusieurs voies d'accès sont fortement dégradées depuis plusieurs semaines. Cette dégradation des infrastructures complique les déplacements des automobilistes, qui sont souvent contraints de laisser leurs véhicules à distance et de poursuivre leur trajet à moto ou à pied, s'exposant davantage aux actes de banditisme.
Les difficultés ne s'arrêtent pas là. Dans certains secteurs, l'alimentation électrique reste précaire, avec des raccordements de fortune qui témoignent des conditions de vie difficiles des populations.
Face à cette situation, de nombreux habitants disent vivre dans une peur permanente et appellent les autorités à renforcer les mesures de sécurité. Ils souhaitent une présence accrue des forces de l'ordre afin de restaurer la confiance et de permettre aux populations de retrouver une vie plus sereine dans cette partie du Grand Lomé.