Crise politique autour de la Ve République, l’opposition mise sur la transition pour une sortie
La crise politique togolaise connaît un nouvel épisode. Plusieurs partis politiques, organisations de la société civile et représentants de la diaspora ont présenté, mardi 25 août à Lomé, un mémorandum proposant une transition politique comme voie de sortie de crise.
Réunis autour du Manifeste Génération Togo (MGT) et du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC), les signataires contestent la nouvelle architecture institutionnelle issue de la Constitution de 2024. Ils réclament notamment le retour à la Constitution de 1992, qu’ils considèrent comme le point de départ d’un rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Au cœur de leur argumentaire figure l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO. L’opposition estime que cette décision justifie l’ouverture d’une transition chargée de réformer les institutions, de renforcer la séparation des pouvoirs et de répondre aux urgences politiques et sociales.
Les signataires souhaitent également l’implication de la CEDEAO, de l’Union africaine, de l’Union européenne, des États-Unis et des Nations unies dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel.
Reste désormais le défi de la mobilisation. L’opposition appelle les Togolais à s’engager dans une dynamique citoyenne pour soutenir cette revendication. Mais au-delà du mémorandum, la capacité des différentes forces de l’opposition à parler d’une seule voix sera déterminante.
La bataille politique autour de la Constitution de 1992, de la réforme de 2024 et de l’arrêt de la CEDEAO ne fait donc que commencer.