Kara : les journalistes outillés pour promouvoir l'extension de l’Assurance Maladie Universelle aux travailleurs non salariés
Par Armando

Les organisations de presse, notamment le CONAPP, l’URATEL, le PPT, l’ATOPEL, l’UJIT, le SYNJIT et l’OPPEL, en collaboration avec la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l’Institut national d’assurance maladie universelle (INAM), se sont rencontrés ce vendredi 17 avril 2026 à Kara.
L'objectif est d'expliquer aux professionnels des médias l’extension de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) aux travailleurs non salariés (TNS), afin que ceux-ci puissent à leur tour mieux sensibiliser les populations.
L’événement a été marqué par une cérémonie officielle en présence des autorités locales ainsi que des représentants du ministère de la Communication et des Médias. Cette rencontre a constitué un véritable cadre d’échanges et de réflexions, réunissant une centaine de journalistes venus des différentes régions du pays.
Au cours des travaux, trois grandes thématiques ont été développées.
La première a porté sur l’AMU comme levier d’une couverture sanitaire universelle. Les participants ont été édifiés sur les principes fondamentaux de cette réforme, notamment la solidarité, l’équité dans l’accès aux soins, la mutualisation des risques, la justice sociale et la protection des couches vulnérables. L’AMU repose sur trois régimes essentiels :
* le régime d’assistance médicale, destiné aux populations les plus démunies ;
* le régime d’assurance maladie obligatoire, qui concerne principalement les travailleurs du secteur formel ;
* et le régime complémentaire, permettant d’améliorer la prise en charge des assurés.
La deuxième thématique a concerné les procédures d’adhésion et les conditions d’accès aux prestations. Les communicateurs ont expliqué les démarches à suivre pour s’inscrire, les critères d’éligibilité ainsi que les prestations couvertes, dans le but de faciliter l’accès des populations, notamment celles du secteur informel.
Enfin, la troisième thématique s’est intéressée au rôle des médias dans la vulgarisation de l’AMU. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’un partenariat renforcé entre les organes de presse, la CNSS et l’INAM, en vue de mettre en place un cadre de collaboration durable.
Prenant la parole, le président du CONAPP, Germain Pouli a souligné l’importance de cette initiative, tant pour les journalistes que pour la population. Selon lui, les organisations de presse ont engagé cette démarche afin de mieux s’approprier les mécanismes de l’AMU et de jouer pleinement leur rôle de relais d’information.
« Nous nous sommes retrouvés à un moment opportun, au moment où le Togo a décidé d’étendre l’assurance maladie universelle. Il était important pour nous d’avoir les informations techniques nécessaires afin de sensibiliser efficacement la population à cette réforme », a-t-il expliqué.

Au-delà de la sensibilisation, Germain Pouli a également insisté sur la volonté des professionnels des médias de bénéficier eux-mêmes de cette couverture sanitaire.
« Pendant longtemps, les journalistes du privé sont restés en marge de la couverture santé. Aujourd’hui, avec l’extension de l’AMU, nous voulons être des bénéficiaires effectifs », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs annoncé l’engagement des organisations de presse à œuvrer pour la mise en place d’un partenariat solide avec la CNSS et l’INAM, en vue de rendre les informations sur l’AMU plus accessibles aux populations, y compris dans les zones les plus reculées.
« Nous allons proposer un cadre de collaboration afin de trouver des langages simples pour expliquer les mécanismes de l’AMU aux populations, des villes jusqu’aux villages les plus éloignés », a-t-il ajouté.
Pour les acteurs des médias, cette formation marque ainsi un tournant. Elle vise non seulement à faire des journalistes des bénéficiaires de l’AMU, mais aussi des ambassadeurs engagés pour sa vulgarisation.
À travers cette initiative, les médias togolais entendent non seulement mieux comprendre les enjeux de l’Assurance Maladie Universelle, mais aussi contribuer activement à son appropriation par les populations.