Circulation routière : chacun roule avec son propre code de la route
La circulation routière dans nos villes ressemble désormais à une grande série comique diffusée en direct chaque jour. Entre tricycles, motos et voitures, chacun semble avoir créé son propre code de la route… sans consulter les autres.
Les tricycles, eux, entretiennent une relation très particulière avec les clignotants. Une fois allumés, ces derniers deviennent parfois des héritages familiaux : impossible de les éteindre. Certains roulent pendant des kilomètres avec le clignotant gauche actif alors qu’ils tournent finalement à droite… ou continuent tout droit comme si de rien n’était.
Du côté des motocyclistes, la route est devenue un véritable terrain de slalom. Dépassements à gauche, à droite, parfois même au milieu des pensées des automobilistes. Les usagers racontent qu’un motocycliste peut quitter derrière un camion et réapparaître devant un taxi avant même que le chauffeur ne finisse son juron.
Quant aux chauffeurs de véhicules, beaucoup affirment avoir le permis et l’assurance, mais sur la route, certains conduisent comme s’ils avaient obtenu leurs documents dans une tombola. Stationnements en pleine voie, klaxons de guerre, demi-tours mystiques et dépassements “au nom de l’expérience”.
Selon plusieurs observateurs, la route togolaise est aujourd’hui un examen pratique permanent où chacun corrige lui-même ses erreurs… et parfois celles des autres. Pendant ce temps, les piétons traversent avec la foi, les yeux fermés et les mains levées vers le ciel.
Face à ce désordre roulant, des citoyens demandent plus de sensibilisation. Car à ce rythme, bientôt les clignotants auront leur propre autonomie, les motos leur championnat de zigzag, et les chauffeurs leur festival international du désordre routier