À Kégué, Klobatèmé et Djagblé
Combien de morts faut-il encore ?
Par Armando
À seulement quelques kilomètres de Lomé, Djagblé connaît depuis plus d'une décennie une croissance démographique spectaculaire. De nouvelles habitations sortent de terre, les activités économiques se multiplient et des milliers de personnes empruntent quotidiennement l'axe Kégué – Klobatèmé – Djagblé pour se rendre au travail, à l'école, au marché... Pourtant, malgré cette évolution remarquable, une grande partie de ce tronçon routier reste plongée dans l'obscurité dès la tombée de la nuit.
L'absence d'éclairage public constitue aujourd'hui un véritable problème de sécurité. Piétons, conducteurs de motos, automobilistes et riverains sont contraints de circuler dans des conditions particulièrement risquées. La nuit, la visibilité est très réduite, les obstacles sont difficilement perceptibles et les dépassements se font au péril de la vie.
L'inquiétude est d'autant plus grande que cet axe passe par Klobatèmé, où se trouve le pont sur le fleuve Zio, un passage stratégique reliant Djagblé à Lomé. Cette zone a déjà été le théâtre de plusieurs accidents graves ces dernières années, dont certains mortels. On se rappelle par exemple qu'en novembre 2024, un accident survenu à hauteur du pont a causé la mort de trois personnes.
pourquoi attendre un bilan humain plus lourd avant d'agir ?
L'électrification de cette voie ne constitue pas un luxe, mais une nécessité. L'éclairage public permettrait de réduire considérablement les risques d'accidents, de renforcer la sécurité des populations et de favoriser les activités économiques en soirée. Une route éclairée est un facteur d'attractivité pour les investisseurs et les nouveaux habitants.
L'État, les collectivités territoriales et les élus locaux ont aujourd'hui l'opportunité d'anticiper plutôt que de réagir. Djagblé n'est plus une localité périphérique isolée, c'est une zone en pleine expansion dont les besoins en infrastructures doivent suivre le rythme de son développement.
Les populations de la zone ne demandent pas un privilège, elles réclament le droit de circuler en sécurité.
combien d'accidents faudra-t-il encore enregistrer avant d'agir ?